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Etre Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus Severus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus


Harry Potter 4

                                                            ✶✶☆☆☆

J’attendais un nouveau Harry Potter depuis des années avec une grande impatience, probablement depuis que j’ai tourné la dernière page de l’épilogue des Reliques de la mort. Néanmoins j’ai été choqué d’apprendre le format choisi et j’ai mis du temps à me décidé si j’allais le lire ou pas. Mais c’est grâce à une lecture commune sur Livraddict que je me suis laissée tenter et je ressors de cette lecture mitigée, mais aussi déçue

L’intrigue commence « 19 years later », 19 ans donc après la bataille finale de Poudlard et on retrouve le trio d’or composé d’Harry, Ron et Hermione, à la gare de King’s Cross prêts à laisser leur progéniture à l’école des sorciers. Attention, Harry Potter et l’enfant maudit n’est pas un roman, il s’agit de la transposition en script de la pièce de théâtre. Et qui dit théâtre dit écriture relative au théâtre : non seulement la pièce n’est pas écrite par J.K. Rowling mais le style d’écriture s’adapte au format. On est bien face à un texte destiné à être joué, pas lu, ce qui fait que j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire.

L’histoire en elle-même n’est pas exceptionnelle. Je veux dire par là, que la trame de fond n’est pas des plus palpitantes mais heureusement l’intrigue est très bien menée et révèle un certain nombre de surprises.

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On retrouve donc Harry qui ici est un poil agaçant. Certaines de ses réactions vis à vis d’Albus m’ont fait tiquer et je l’ai trouvé plutôt injuste [Spoiler : On en parle de son idée de faire fliquer son fils par McGonagall par le bais de la carte du Marauder ?] Mais parallèlement à ces petits défauts, je l’ai également trouvé très touchant. Les épreuves qu’il a pu traverser l’ont fragilisé, et on le sent réellement perdu face à son fils et ses propres sentiments. On sent en lui une véritable envie de bien faire et j’ai aimé voir notre Harry essayer de s’en sortir en tant qu’adulte et père de famille. Par contre j’ai trouvé dommage  qu’Harry ne semble avoir qu’un fils alors qu’Albus a tout de même un grand frère James et une petite sœur Lily. Mais où sont-ils passés ? On ne les voit qu’au début ! Ron, quant à lui, est une déception. Je l’ai trouvé absent et dévalorisé dans cette histoire. Bon après je ne l’ai jamais vraiment aimé donc à moi ça ne m’a pas trop gêné  même si j’aurai préféré que son intelligence soit mise en valeur. Hermione aussi est un peu absente, mais est tout de même beaucoup plus fidèle à son personnage romancé.

On retrouve également Drago que j’ai bien aimé dans cette histoire. Mais les personnages principaux ne sont pas ceux que l’on connaît déjà, mais bien leur descendance : Albus Potter et Scorpius Malfoy. Loin d’être ennemis, ces deux là se sont rapprochés pour devenirs meilleurs amis. C’est ensemble qu’ils avancent et font face à leurs plus grandes erreurs. J’ai tout de suite aimé Scorpius pour son humour un peu décalé, sa loyauté et sa gentillesse. Il est définitivement mon chouchou et l’atout majeur de cette pièce. Albus, quant à lui, est plein d’angoisses et de ressentiments, notamment face à son père. On le comprend, on compatit à ses peines et on souhaite vraiment que les choses s’améliorent pour ce jeune homme qui perd pied. Par bien des aspects, il ressemble beaucoup à Harry il cherche son identité entre un père reconnu de tous et ses états d’âme d’adolescent nouveau Serpentard.

La fin de l’histoire m’a réellement laissée perplexe. La grande révélation m’a même laissée sans mot.[Spoiler: Le fait que Voldemort et Bellatrix ai un enfant ne me semble tellement pas crédible.]

Je dois par contre avouer que je n’ai pas réussi à imaginer les acteurs de la pièce. Il faut dire que je ne les ai jamais vu jouer et que mon imagination se raccroche inlassablement à ceux des films sans que je puisse ne rien y faire… 

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J’ai donc été en fait extrêmement déçu même si c’est toujours  plaisant de se retrouver dans cet univers. J’ai bien aimé voir l’importance du sort de Neville Londubat dans la bataille finale. Les thèmes chers à J.K  Rowling s’y trouvent quand même développés : la puissance de l’amour et de l’amitié, les relations familiales compliquées, le combat du bien contre le mal, les liens entre le passé et le présent… tout y est.

Malgré les nombreux points négatifs de cette pièce, qui, avouons le, est très loin d’être parfaite, je peux vous dire qu’il doit être réellement plaisant de voir Harry Potter and the Cursed Child. Les différents effets spéciaux, et la mise en scène m’ont l’air  épatants.

Pour conclure, Harry Potter et l’enfant maudit est donc certainement une très belle pièce à voir mais un bien piètre ajout à la saga originale.

 In every shining moment of hapiness is that drop of poison: the knowledge that pain will come again. […] To suffer is as human as to breathe.

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