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Zachary a 20 ans. Sombre et indépendant, il collectionne les conquêtes amoureuses et les échecs scolaires. Sarah a 18 ans. Première de la classe, fragile, elle comble ses manques affectifs grâce à une maîtrise parfaite de sa vie. Rien ne devrait les rapprocher et pourtant, l’année du bac, durant six mois, ils vont vivre un amour contre lequel on ne peut rien, le vrai, le grand, celui qui marque une vie pour toujours.

Comment ne pas être touché par ce film sans prétention, mais qui pourtant parviens à toucher au plus profond. Même si le scénario est du déjà-vu, le film parvient à se démarquer par la profondeur des sentiments. Les relations entre les personnages sont bouleversantes. Citons par exemple, le personnage de la grand-mère qui nous dévoile des émotions intenses malgré son mutisme. Et puis l’histoire d’amour est très touchante. La beauté, la passion et la pureté de la relation des deux personnages principaux font que l’on oublie les énormes clichés qui existent dans ce film. D’ailleurs la relation de Zachary et de Sarah se termine brutalement. Leur séparation est bouleversante et inattendu.  Ce film est intéressant car ce n’est pas qu’une histoire de couple. Ceux sont des histoires tortueuses, fusionnelles, dramatiques…  D’ailleurs j’adore la relation qu’entretien Sarah avec sa meilleure amie Pauline. Elles s’aiment vraiment et sont prêtes à tout l’une pour l’autre. Ma première fois est un film particulièrement touchant, sensible et sympathique.

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  • La réalisatrice Marie-Castille Mention-Schaar a puisé dans sa propre vie pour porter à l’écran Ma première fois : « C’est une histoire qui m’est proche puisqu’elle raconte beaucoup de choses de ma première histoire d’amour – ma grande histoire d’amour. (…) Ma fille me demandait souvent pourquoi je n’écrivais pas quelque chose sur mon histoire d’amour à moi, celle que j’avais vécue avec son père, mort très jeune. (…) J’ai effectivement connu un garçon dont j’ai été très amoureuse dans un internat, et qui est décédé », se remémore-t-elle.
  • Dans Ma première fois, Zachary est joué par l’acteur Martin Cannavo. Son personnage s’inspire en grande partie du compagnon décédé de la réalisatrice : « Le personnage de Zachary, c’est mon mari (…). Lui et moi nous sommes rencontrés dans cet internat où j’aurais voulu tourner, à Juilly, en Seine-et-Marne. Nous étions au lycée, dans la même classe de première. Nous avions la même relation que les personnages du film, un peu chien et chat, une fascination teintée d’irritation entre la première et le dernier de la classe. (…) Nous étions les deux extrêmes d’un monde. Et puis il s’est fait renvoyer – il avait giflé le censeur – et on ne s’est pas revus pendant dix ans… Quand on s’est retrouvés, on s’est mariés presque tout de suite. Et puis il est mort très jeune », explique la cinéaste.
  • Si la réalisatrice Marie-Castille Mention-Schaar précise que Ma première fois n’est pas une thérapie pour elle, le tournage n’a cependant pas été anodin d’un point de vue émotionnel : « J’ai oublié mon histoire. Elle revenait bien sûr de temps en temps. Une de mes séquences préférées est celle où le personnage de Vincent Perez parle avec Sarah de sa première fois à lui. J’y ai retrouvé la relation avec mon propre beau-père. Mon père biologique, comme celui de Sarah, est parti quand j’avais un an… C’est encore un double sens. J’ai eu un beau-père qui représente exactement cela pour moi. Tout d’un coup, sans le prévoir, le fait qu’un acteur vous renvoie votre musique et qu’elle soit au diapason de votre ressenti est tout simplement bouleversant. L’équipe se moquait gentiment de moi sur le plateau parce que je pleurais souvent. Il faut dire que je pleure facilement ! », confie-t-elle.

Ma note : 14/20

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