pas celle que tu croisLorsque, suite à un énorme malentendu, Edie est surprise en train d’embrasser le marié lors du mariage d’un de ses collègues, elle se laisse condamner sans réagir, incapable de se défendre. Aussitôt mise à l’écart au bureau et par tous ses contacts sur les réseaux sociaux, elle finit par accepter la proposition de son patron : quitter Londres pour la ville de son enfance, Nottingham, afin d’y suivre un acteur en vogue dont elle doit écrire la biographie. Sauf que, faute de moyens, elle doit s’installer chez son père et cohabiter avec sa sœur excentrique et définitivement insupportable. Comme si ce n’était pas suffisant, la première rencontre avec Elliot Owen, le fameux acteur, est catastrophique. Quand le destin s’acharne à ce point, il ne reste plus que deux possibilités : subir ou réagir. Alors, Edie laissera-t-elle les autres décider à sa place ou bien choisira-t-elle de leur prouver à tous, ainsi qu’à elle-même, qu’elle n’est pas celle qu’ils croient ?


                                                                         ✶✶☆☆☆

Pas celle que tu crois m’a tenté grâce à sa jolie couverture colorée, par contre j’étais un peu sceptique par le résumé et je ressors assez mitigé de cette lecture.

Edie est une trentenaire plutôt bien dans ses baskets. Elle n’a toujours pas trouvé l’homme de sa vie mais se contente de vivre au jour le jour de sa vie londonienne. Bien qu’elle aime son travail chez Ad Hoc, Edie va devoir sacrifier son amour propre et se refaire peau neuve en se réfugiant chez son père à Nottingham où elle devra faire face à un acteur dont elle a déjà sa petite idée sur le genre de personne qu’il est.

Ce livre pourrait se découper en deux parties bien distinctes. La première basée sur l’événement qui va changer la vie d’Edie. Elle va devoir faire face à la perfidie et l’hypocrisie des gens. Son monde s’effondre, on la retrouve totalement perdue victime de la mesquinerie des autres. C’est assez révoltant la façon dont les « amis » peuvent se retourner contre nous à une vitesse quand il se produit un problème, sans chercher à connaître la vérité, préférant se ranger du côté de celui qui s’exprime le plus fort… Du coup, ça m’a touché de voir qu’Edie se remettait en cause et s’accusait pour une histoire qui n’est pas totalement de sa faute. J’ai trouvé que cette partie traînait vraiment en longueur et j’ai hésité à abandonner le récit je dois bien l’avouer. La seconde partie commence lors de sa rencontre avec Elliott. A partir de là on va vraiment entrer dans le vif du sujet. On apprend à mieux connaître les personnages, leurs forces, leurs faiblesses. Petit à petit les révélations s’enchaînent et les sentiments contradictoires apparaissent. Edie et Elliot vont évoluer sur un fil permanent, n’osant pas se parler vraiment. La culpabilité, la rage et les préjugés vont leur faire la vie dure. Néanmoins, la présence de leur famille et leurs amis vont faire avancer les choses et leur permettre d’ouvrir les yeux.

Les vraies amitiés, c’est comme une compil de tes chansons préférées. Parfois, tu appuies sur « pause », mais quand tu appuies sur « play », ça reprend pile là où tu t’étais arrêté. Tu connais les paroles par cœur et tu sais ce qui vient ensuite.

J’ai beaucoup aimé Edie, parfois naïve, parfois aveugle qui a tendance à mettre les pieds dans le plat ou commettre des gaffes. Elle va se remettre en question de nombreuses fois et réaliser que sa vie ne correspond pas forcément à ce qu’il y a de mieux pour elle, elle aspire au bonheur mais il va devoir passer par quelques changements dans sa vie.. C’est vraiment facile de s’identifier à elle parce qu’elle apparaît un peu comme madame tout le monde. Quant à Elliott, on découvre un homme bien plus stable et posé que ce que l’on pouvait imaginer. Elliot a tout pour lui. Il est beau, connu, a un esprit vif et un humour piquant. Mais sa notoriété lui pèse. Tout n’est que façade empêchant le monde de voir qui il est vraiment et ce qu’il cache. Il est loin d’être l’acteur superficiel que l’on décrit dans les magazines. C’est un homme mature sur lequel on peut compter et je l’ai adoré. Je l’ai même préféré à notre héroïne, ce qui est rare vu qu’on a pas son point de vue. J’ai aimé observé la construction de cette relation entre Edie et Elliott. Une histoire d’amour que l’on voit venir dès le départ. Nos deux personnages principaux, alors qu’ils se parlent et se confient énormément l’un à l’autre, auront pourtant beaucoup de mal à s’avouer leurs sentiments. Leur relation ne sera pleinement vécue que sur la dernière partie du récit.

Sans oublier les personnages secondaires qui sont tous attachants. Je ne parle pas de Charlotte et Jack bien sûr, mais plutôt de l’entourage de notre couple. Nous avons Meg, la soeur d’Edie et leur père qui ont vécu le départ d’Eddie à Londres comme un abandon, le patron Richard qui reste fidèle à son employé, Fraser qui est aussi craquant que son frère Elliott, Nick et Hannah qui soutiennent leur bff Eddie peu importe quoi et Margot, la vieille voisine tumultueuse avec ses conseils aussi vexants que réalistes.

Tu vois ça ? poursuivit Elliot en brandissant son téléphone entre le pouce et l’index, avant de le reposer sur la table devant eux. Ce n’est pas la vraie vie. La personne dont ils parlent, ce n’est pas toi. Il existe un autre toi. Plusieurs, même. Chaque fois que quelqu’un se fait une idée de toi, c’est une autre version qui est lâchée dans la nature. Il faut l’accepter et ne plus y penser. Sinon, tu risques de devenir folle, je t’assure. N’oublie jamais : ceux qui te connaissent vraiment savent ce qu’il en est.

La plume de Mhairi McFarlane est agréable et il est facile de s’immerger dans son univers contemporain. Cependant j’ai été dérangé par l’écriture à la troisième personne, je pense que la première personne serait mieux passée pour cette histoire, et par les longues descriptions que j’ai fini par sauté au bout d’un moment. J’ai également trouvé des lenteurs dans le récit, surtout dans la première partie, ce qui m’a donné envie de décrocher à plusieurs reprises. Mine de rien, Mhairi McFarlane aborde de nombreux sujets. Loin d’être une romance où tout est beau et rose, nous découvrons les coups durs qu’ont vécus les personnages. Il y a le suicide et l’impact sur les proches pour Edie. L’adoption pour Elliot. Par contre j’ai été déçu par la fin qui reste ouverte. Edie et Elliott finissent-ils ensemble ?

En bref, Pas celle que tu crois est une excellente comédie romantique, parfaite pour se détendre. J’ai trouvé pas mal de défaut dans ce livre mais ce n’était que mon avis personnel. Beaucoup de personnes ont aimé donc n’hésitez pas à tenter l’expérience.

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