Au péril de te perdre.jpg

Je m’appelle Mégane Crawfords, en 1991, j’avais 16 ans et menais une vie parfaite, réussissant dans mes études et sortant enfin avec le seul garçon dont je pensais être amoureuse depuis toujours : Le beau et populaire Chad. Mais ma destinée n’était pas là. Je le compris en croisant le regard de Jessy, un nouvel élève du lycée. Il me fallut du temps pour parvenir à m’approcher de lui tant il semblait fuir le monde entier alors que mon cœur battait de plus en plus fort pour lui. Finalement un soir, je craquais et me décidais à l’embrasser. Aussitôt, il me rendit mon baiser avant de me repousser avec force.


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J’ai vraiment mis du temps à me décider à lire ce roman. Le résumé m’intriguait mais en même temps j’appréhendais beaucoup comment l’histoire allait finir.. Et les pavés de plus de 600 pages ont toujours tendances à me faire un peu peur. Mais finalement je m’y suis mise et j’ai vraiment bien fait parce que sinon je serai passé à coté de cette magnifique romance. Cette histoire c’est un combat continu d’une femme pour celui qu’elle aime plus que tout au monde, mais aussi d’un homme pour rester auprès d’elle malgré sa santé et ses peurs.

Jessy est vraiment un personnage que j’ai aimé dès le départ, j’ai compris ses réactions envers Mégane, sa façon de voir sa vie et ne pas réussir à imaginer un futur.  Il a tendance à se cacher facilement derrière une façade ou la colère mais c’est assez compréhensible quand on se croit condamné. Mais il a trouvé en Mégane, une âme sœur, sa moitié qui l’a aimé dès le premier regard. Cette fille forte qui a toujours su ce qu’elle voulait plus que tout, vivre son amour pour Jessy, quoi qu’il arrive. Mégane est une héroïne surprenante, elle a évolué dès le début du récit, devenant plus mature, plus réfléchie. Elle a fait des choix très sensés en gardant toujours espoir. J’admire beaucoup son courage et sa force mentale. Ces deux adolescents vont apprendre à se connaître, à devenir ami et à s’aimer intensément. Un amour qui durera de nombreuses années et qui arrivera à surmonter toutes les épreuves que la vie leur réservera. 

Nick, le frère de Mégane, est un personnage clé dans cette histoire. Comment ne pas s’attacher à ce jeune homme si altruiste, si prévenant envers son entourage. J’ai aimé son caractère jovial et un peu fou par moment, car pour lui l’important c’était de vivre sans avoir de regrets. Puis nous avons Elise, la mère de Jessy, Mady, Chad, Monica,.. En fait tous les personnages de cette histoire sont vraiment attachants et intéressants. 

– Je te l’ai dit, j’ai eu une vie avant de te connaître, mais ces filles ne m’ont jamais rien apporté de bien. Tu sais, il y a des nuits où je me réveille en sursaut, bouffé par les angoisses. Je t’assure c’est parfois tellement flippant de se dire que ce putain de virus vit en moi que j’ai l’impression d’étouffer. Dans ces moments-là je n’ai plus envie de me battre, je me dis que je devrais me laisser partir puisque, de toute façon, c’est ce qui arrivera tôt ou tard…
– Jessy, murmuré-je, émue, en m’emparant de sa main.
– Mais ensuite je pense à toi, à notre histoire, à ton sourire, à ta manière de poser tes mains sur moi, à la façon dont tu me regardes, et alors je reprends espoir. Je crois que, sans toi, il y a longtemps que je me serais jeté du pont… La première fois que je t’ai vue, c’était dans le couloir du lycée, nos regards se sont croisés, et je me suis tout de suite dit que tu étais celle que je voulais.
[…]
– Megan, dit-il en caressant mes cheveux, c’est toi qui me donne la force de me battre contre cette saloperie de virus, c’est grâce à toi que j’ai relevé la tête, que je refais des projets. Je ne suis pas amoureux de toi parce que je suis malade, je t’aime parce que tu es toi.

Je dois vous avouer qu’Angélique m’en a fait voir de toutes les couleurs, elle nous livre là un roman plein d’espoir qui traite vraiment d’un thème encore difficile aujourd’hui. Le SIDA a été et est encore une maladie dont on ne guérit pas, une maladie qui fait peur et qui change le regard des gens sur vous. L’écriture de cette auteure n’est que simplicité, légèreté et fluidité malgré la complexité du thème. Ce livre est divisé en deux parties, soit pratiquement 700 pages. Pourtant ce fut une lecture rapide et facile. La première partie relaye la vie de Megan et Jessy de leurs 16 à 19 ans environ, puis la deuxième partie la suite de leur vie jusqu’en 2014, fin de l’écriture du roman. Dans chaque début de chapitre est attribué une petite phrase qui résume ou donne l’idée de ce qui va arriver, un petit plus appréciable. La narration n’est seulement que du point de vue de Mégane, puisque c’est celle-ci qui explique à ses enfants pourquoi elle a ce magnifique tatouage. 

En brefAngélique Daniel nous livre là une histoire d’un amour pur et sincère qui a défié toutes les conventions et les obstacles contre vents et marées. Au péril de te perdre ça parle d’amour mais aussi de tolérance, d’amitié, de la peur de mourir, de la peur d’abandonner ceux qu’on aime, de désespoir mais surtout et avant tout d’espoir. Ne jamais baisser les bras. Préparez-vous à ressentir tout un arsenal d’émotions : Joie, Amour, Doute, Angoisse, Espoir,.. 

 

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