meilleurs-ennemis
Le jour où Lucy rencontre son nouveau collègue, Joshua Templeman, elle n’en revient pas : il est à tomber ! Sauf qu’il ne lui faut pas plus de deux secondes pour découvrir qu’il est aussi froid, cynique, impitoyable… absolument détestable ! Alors, quand leurs chefs respectifs les mettent en concurrence pour une promotion, Lucy est prête à tout pour le battre. Car, si elle gagne, elle sera sa boss. S’il gagne… elle démissionnera. Autant dire qu’elle n’a pas le choix : elle doit gagner. Mais lorsque, un soir, dans l’ascenseur, ce traître de Josh l’embrasse fougueusement, elle est complètement déstabilisée. Se serait-elle trompée à son sujet depuis le début ? Ou est-ce une tactique de Josh pour lui faire perdre ses moyens ?


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J’ai eu un peu peur que ce roman soit beaucoup trop ressemblant à Je déteste tellement t’aimer d’Anna Premoli que j’ai lu il y a peu. Et en fait non. J’ai largement préféré cette histoire qui m’a donné le smile pendant toute ma lecture ! Autant vous prévenir, il s’agit de mon premier coup de cœur de cette année.

Deux maisons d’éditions, Gamin Publishing et Bexley Books, sont obligées de fusionner suite à la crise économique et les employés doivent constitués les uns avec les autres… C’est ainsi que Lucinda Hutton, alias Lucy, assistante de direction d’Hélène Pascal (Gamin Publishing) et Joshua Templeman, l’assistant de direction de Mr Bexley alias Micropénis (Bexley Books) se retrouvent à travailler ensemble.

-Joshua, tu m’as tellement bousillée que je perds tous mes moyens quand un mec me dit que je suis belle. Je vois l’inquiétude s’afficher sur son visage mais je poursuis :
-Voilà pourquoi je pleurais. Parce que quand Danny m’a dit que j’étais très belle j’ai failli tomber du tabouret. C’est simple, en fait tu m’as complètement détruite.
-Je…, commence-t-il à dire. Lucy, je… Apparemment, il ne trouve rien d’autre à dire.
-Il n’y a rien à ajouter, Joshua. Félicitations. Aujourd’hui, c’est toi qui as gagné.

Lucy est la gentillesse incarnée. Passionnée par son métier, elle voue un culte à sa patronne qu’elle rêve d’égaler un jour. Seulement voilà, vous savez ce que l’on dit : trop bonne trop.. Lucy se laisse marcher sur les pieds et n’arrive pas à dire non. Ce qui est intéressant c’est que l’on découvre au fur et à mesure de la lecture une véritable lionne prête à tout pour protéger les gens qu’elle aime. Grâce à ses multiples facettes, c’est une femme à laquelle on s’attache très rapidement. Son seul vice (à part emmerder Josh) est sa collection de Schtroumpfs…Oui, de Schtroumpfs. Une collection qu’elle a débuté enfant. Josh quant à lui est assez complexe. Il est très mystérieux. Il faut dire aussi que seule Lucy nous raconte son histoire et que, du coup, on n’a pas sa vision des faits. Efficacité pourrait être son second prénom tant il brille par son professionnalisme. Il peut être un mec assez cynique et franchement pas commode ( qu’on comprend mieux en voyant son père) mais il peut être aussi tellement charmant. J’ai beaucoup aimé voir sa carapace se fendiller tout au long du récit.  Il va devoir prendre le risque de se dévoiler un peu quitte à enchaîner les erreurs, il en devient alors un homme très touchant. En fait Josh m’a un peu fait penser au portrait du gamin qui tape une fille à l’école parce qu’elle lui plait.

Les quiproquos et la rivalité qui lie Josh et Lucy va amplifier leurs émotions. Ils vont devoir composer avec la complexité de leur situation malgré les sentiments déroutants qu’ils développent l’un pour l’autre. Ils se testent, se découvrent, se cherchent. Le point fort de leur relation est sans aucun doute leurs échanges : percutants, sincères, vrais. A aucun moment ils ne se trahissent. Les jeux qu’ils instaurent sont aussi puérils que captivants car ils nous permettent de comprendre leur personnalité (jeu du regard, jeu du « je vais le répéter aux RH« , jeu du « autre chose« ,..). On dit souvent qu’entre la haine et l’amour il n’y a qu’un pas.. Pour eux c’est bien le cas.

Le truc, Shortcake, c’est de trouver la bonne personne. Celle qui peut aussi bien rendre les coups que les encaisser, explique-t-il

Sally Thorne signe une romance décalée sur le thème de la compétition professionnelle. A coup de sarcasmes et d’occasions manquées, elle nous offre une histoire drôle et rafraîchissante. L’auteure a fait en sorte de maintenir une tension constante, palpable entre eux tout au long de ce roman.  Les dialogues ressemblent à une partie de Rolland Garros et j’ai adoré ça.

En bref, une lecture qui fait du bien. Meilleurs ennemis est une des meilleurs comédie romantique que j’ai eu lu.

 

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